CO129-362 - Public Offices - 1909 — Page 62

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C.O. 24967

[This Document is the Property of His Britannic Majesty's Government.j

REC

Reg 26 JUL OS

CHINA RAILWAYS.

CONFIDENTIAL.

[23810]

No. 1.

[June 26.]

SECTION 1.

Dear Mr. Alston,

Mr. C. S. Addis to Foreign Office (Received June 26.)

Hong Kong and Shanghae Bank, 31, Lombard Street, London, June 25, 1909.

I ENCLOSE, for your information, a copy of the note addressed by the French Foreign Office to its Ambassadors at London, Berlin, and Washington.

Yours truly,

Inclosure in No. 1.

C. S. ADDIS.

Note addressed to French Ambassadors at London, Berlin, and Washington, by French Foreign Office.

Paris, le 23 juin, 1909. L'AMBASSADEUR des États-Unis m'a donné communication d'un télégramme adressé par le Secrétariat d'État à Washington au chargé d'affaires d'Amérique à Pékin sur la question de l'admission d'un groupe financier américain au contrat négocié par le consortium d'établissements français, anglais, et allemands avec le Gouvernement chinois pour l'emprunt afférent à la construction des Chemins de Fer Hankéou --Canton et Hankéou-Ssetchuen.

Vous trouverez, ci-joint, copie du télégramme précité ainsi que des télégrammes concernant la même question échangés entre mon département et le chargé d'affaires de la République à Washington.

J'ajouterai, pour faire suite à mes précédentes communications concernant l'inter- vention des États-Unis, que j'ai exposé à nouveau à Mr. White le point de vue du Gouvernement français:

D'une manière générale, le Gouvernement français n'intervient dans les négocia tions financières qui se débattent entre les représentants des banques, que par un contrôle éminent qui s'exerce pour la sauvegarde des intérêts nationaux.

Dans la question posée actuellement l'engagement revendiqué par les Américains ne peut lier que le Gouvernement chinois; sa valeur à l'égard des tiers, même s'il n'était pas resté secret et ignoré, est d'ailleurs contestable, chacune des Grandes Puissances ayant à faire état de promesses analogues du Gouvernement chinois pour le Chemin de Fer du Ssetchuen.

En pratique, en dehors de toutes considérations de théorie, les financiers américains ayant refusé en 1905 officiellement l'offre de participation au Chemin de Fer du Ssetchuen offerte par l'Ambassadeur d'Angleterre à Washington au Gouverne- ment américain, et n'étant intervenus à l'heure présente qu'après la signature d'un contrat négocié publiquement depuis plusieurs mois, sans éveiller aucune protestation, par les représentants des banques anglaises, allemandes, et françaises, il ne semble pas possible de revenir sur la signature, car on risquerait de faire échouer l'affaire. Tout au plus les financiers pourraient-ils envisager, comme concession extrême, en échange des vagues droits mis en avant par les Américains, d'accorder à leur groupe un quart de la partie de l'emprunt affecté à la ligne du Ssetehuen.

Les bases d'une entente entre le groupe américain et le consortium anglo- franco-allemand pour les futures affaires en Chine pourraient ensuite être discutées entre les intéressés; si une telle négociation s'engageait, le Gouvernement français ne ferait pas d'opposition aux pourparlers de ses nationaux avec le groupe américain.

[2317 cc-)

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